Référentiel médical d'accès au dispositif Imagerie 48h
Objectif
Le dispositif « Imagerie 48 h » vise à faciliter l’accès à un examen d’imagerie lorsque celui-ci est susceptible de modifier rapidement la prise en charge du patient, sans relever d’une prise en charge urgente hospitalière.
Il ne constitue pas un circuit d’urgence mais un dispositif d’accès prioritaire destiné à éviter une perte de chance liée à un délai d’imagerie inadapté.
Les demandes sont adressées via IDOMED au groupe d’imagerie choisi par le médecin prescripteur.
Principes d’utilisation
Le recours au dispositif repose sur quatre principes :
- une indication médicale justifiant un accès accéléré à l’imagerie
- une demande formulée par un médecin prescripteur
- le respect du libre choix du patient concernant la structure d’imagerie
- une validation organisationnelle par le groupe d’imagerie, avec avis médical si nécessaire.
Situations pouvant relever du dispositif
Les principales indications sont les suivantes :
Situation clinique | Objectif de l’imagerie |
Suspicion de pathologie cancéreuse nécessitant une confirmation diagnostique ou un bilan d’extension | Accélérer la prise en charge diagnostique |
Découverte d’une masse ou d’une lésion suspecte nécessitant un examen rapide | Confirmation diagnostique |
Suspicion de fracture occulte ou de complication traumatique ne relevant pas d’une prise en charge aux urgences | Confirmation diagnostique |
Suspicion de pathologie infectieuse nécessitant une confirmation diagnostique rapide (pneumopathie, appendicite, cholécystite, diverticulite…) | |
Aggravation récente d’une pathologie chronique susceptible de modifier rapidement la prise en charge | Adaptation thérapeutique |
Examen demandé dans le cadre d’un parcours coordonné défini par l’ESS | Fluidification du parcours |
Situation validée après échange avec un médecin radiologue | Optimisation du parcours patient |
Cette liste constitue un cadre de référence et n’a pas vocation à être exhaustive.
Situations ne relevant pas du dispositif
Le dispositif n’a pas vocation à être utilisé pour :
– les urgences vitales ou fonctionnelles relevant du SAMU ou d’un service d’accueil des urgences
– les examens programmés ne présentant pas de caractère prioritaire
– les examens de dépistage organisé
– les examens de suivi systématique
– les demandes de convenance.
Règles de fonctionnement du dispositif
Afin de garantir l’équité d’accès au dispositif « Imagerie 48 h », de préserver sa réactivité et d’assurer une utilisation efficiente des ressources des groupes d’imagerie, les règles de fonctionnement suivantes s’appliquent :
- Une seule demande d’accès rapide doit être formulée pour un même patient et une même situation clinique. Le médecin prescripteur adresse sa demande au groupe d’imagerie de son choix via IDOMED.
- L’envoi simultané de plusieurs demandes à différents groupes d’imagerie pour un même patient est à proscrire. Cette pratique mobilise inutilement plusieurs équipes, génère des traitements redondants et peut réduire la disponibilité du dispositif pour les autres patients.
- Afin de préserver l’équité d’accès au dispositif, le recours au circuit « Imagerie 48 h » est limité à quatre demandes par semaine et par médecin prescripteur, sauf situation exceptionnelle justifiée. Ce seuil pourra être réévalué par la gouvernance de l’ESS en fonction du retour d’expérience et de l’évolution de l’activité.
- En cas d’impossibilité de prise en charge dans les délais par le groupe d’imagerie initialement sollicité, celui-ci en informe le médecin prescripteur afin qu’une solution adaptée puisse être recherchée, dans le respect du libre choix du patient.
Le dispositif « Imagerie 48 h » repose sur une utilisation responsable par l’ensemble des professionnels. Le respect du présent référentiel et des règles de fonctionnement contribue à garantir sa pérennité, son efficacité et une réponse équitable aux besoins des patients sur l’ensemble du territoire.
Gouvernance
Le présent référentiel est élaboré et validé par les médecins radiologues de l’ESS Imagerie Normandie en concertation avec les médecins prescripteurs.
Il pourra être réévalué régulièrement afin de tenir compte des retours d’expérience, de l’évolution des recommandations scientifiques et des besoins du territoire.